Visite des élèves de TS à la réserve naturelle de Saint-Mesmin


Compte-rendu de la visite du 17 mars a la réserve naturelle de Saint-Mesmin groupe 1:

pdfMesmin par Michel CHANTEREAU

  Compte rendu de la journée passée dans la réserve naturelle de l’INRA d’Orléans groupe 2

Le mardi 17 mars 2015, quelques élèves de Terminale Scientifique du lycée Descartes ont visité une peupleraie de l’INRA d’Orléans, afin d’étudier la variabilité génétique du peuplier noir ainsi que la diversification de certaines espèces qui dépendent de lui, comme le castor qui se nourrit de son écorce.

Le groupe se divisa en deux et la visite commença.

les TS à Mareau aux présDans un premier temps, un scientifique de l’INRA du val de Loire, spécialiste des peupliers noirs (Mr. Villar) nous présenta le terrain. Nous étions sur une forêt ripisylve (forêt présente sur les rives d’un cours d’eau, ici la Loire) constituée en majorité par des saules et des peupliers noirs en début de floraison.

Ensuite le spécialiste nous expliqua le système de reproduction sexuée du peuplier noir. Contrairement à de nombreuses plantes, le peuplier noir ne possède pas les deux appareils reproducteurs, il faut donc différencier le peuplier mâle qui produira le pollen du peuplier femelle qui possède les ovules. La femelle a des bourgeons de couleur différente de ceux du mâle, cela est visible à l’oeil nu. Chaque bourgeon mâle contient plus d’une centaine de grains de pollen. Vient ensuite la pollinisation, les bourgeons mâles s’ouvrent, libérant le pollen qui va ensuite rejoindre, par le biais du vent le stigmate d’un peuplier femelle. Le pollen sur le stigmate de la fleur d’un peuplier femelle va suivre les tissus internes du pistil pour enfin trouver l’ovule et le féconder. Voici comment se réalise la reproduction de cette espèce.

La parole passa à une chercheuse dans la génétique du bois. Elle cherche, à l’aide de transformation génétique en laboratoire, à trouver le gène à l’origine du bois en essayant de soit inactiver ce gène, soit au contraire de le sur exprimer pour pouvoir l‘identifier. Avec son équipe, cette spécialiste réalisa plusieurs techniques de transformation qu’elle nous exposa. Ils réalisèrent dans un premier temps des implantations de différentes sortes. Ils introduisirent des bactéries dans les cellules de peupliers noirs. Cependant cette technique était longue et l’espèce développa une certaine résistance empêchant donc le résultat attendu. Ils essayèrent ensuite la technique de trempage qui consiste à faire rentrer cette agrobactérie par piqûre pour atteindre directement la cellule concernée.

Nous avons ensuite appris d’avantage sur la réserve en elle même.

P1020726Une réserve naturelle permet, au sens légal, de protéger la faune et la flore d’un espace déterminé. C’est-à-dire qu’il est interdit de modifier l’état de la réserve. Ce statut de réserve de protection n’a pas de limite de durée. Pour chaque réserve, l’Etat désigne un organisme qui doit remplir quatre missions concernant la réserve naturelle: la protection, la connaissance, des suivis scientifiques et enfin un accueil du public (comme nous en ce mardi).

Dans la réserve naturelle d’Orléans, crée en 2006, que nous avons visitée, la chasse est interdite, mais la pratique de la pêche, la promenade et même l’usage de bateaux sont autorisés.

Dans cette réserve, il y a conservation « statique » ou « in situ » des peupliers noirs : on les laisse évoluer dans leur milieu. Seulement, des contraintes apparaissent comme les crues, les variations de température mais aussi les agents pathogènes (rouille ou insectes).

Les castors constituent aussi une menace pour les peupliers noirs. En effet, ils se nourrissent d’arbres, surtout de salicacées (saules, peupliers noirs). Avant les travaux de la réserve, chaque famille de castors (parents et leurs 2 enfants de cette année et de l’année passée) se nourrissait surtout sur l’îlot au milieu de la Loire. Mais, une fois les travaux finis, ils ne pouvaient plus se nourrir sur cet îlot puisqu’il avait disparu. Leur consommation a donc augmentée sur la berge. Il y a eu par conséquent une modification de la biodiversité.

En effet, tous ces peupliers noirs coupés par les castors ont cédé leurs places pour des érables negundo. C’est une espèce invasive d’arbres, c’est-à-dire une espèce exotique et très envahissante. Ceci est dû à la mondialisation : les espèces voyagent et arrivent dans des espaces dans lesquels elles n’ont pas de prédateurs et donc où elles peuvent proliférer. D’ailleurs, la prolifération d’une espèce invasive est la troisième cause de perte de biodiversité dans le monde.

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