Nimrod…….MERCI !


Quel merveilleux cadeau au retour des congés d’hiver, pour tous ceux qui ont eu la chance de bénéficier, au CDI puis en salle Senghor, de la présence chaleureuse et charismatique de Nimrod, homme d’une grande culture, grave et en même temps plein d’humour.

Merci au Printemps des poètes et à ses membres actifs à Tours !

Nimrod, poète tchadien, vit depuis plus de vingt ans en France, à Amiens dont il apprécie la fraicheur reposante ! En exil, pour fuir la dictature et un pays en guerre il est devenu un apatride, mais c’est un choix assumé depuis 34 ans et qui pour lui a été « comme une seconde naissance » ; « tous les grands livres ont été écrits en exil ».

Dans ses textes autobiographiques L’Or des rivières, Sur les berges du Chari, le poète évoque son pays d’origine, son attachement à ses parents : sa mère aimante et excellente conteuse, et son père pasteur assassiné au Nord du pays.

Ce sont des valeurs humaines et un univers poétique chargé de musicalité et toujours porteur d’une recherche de la Beauté, que Nimrod a voulu partager avec nous pendant ces rencontres.

Il a répondu aux nombreuses questions relatives à l’écriture et à l’inspiration, posées par des élèves très attentifs, insistant sur l’importance de la lecture « pour être un bon poète, il faut énormément lire ». Nimrod dès son plus jeune âge, a vu son père lire et remplir des carnets pour préparer ses prêches « chez les luthériens lire des poèmes c’est une manière de respirer » et il est devenu selon ses propres mots « graphomane », tenant un journal et toujours le premier volontaire à l’école pour les récitations. Ecrire est rapidement devenu pour lui « une activité existentielle ». Il ne publie pourtant son premier livre qu’à l’âge de 30 ans encouragé par Lorand Gaspar et Léopold Sédar Senghor, qu’il n’a malheureusement jamais rencontré mais qu’il admire depuis sa prime enfance et à qui il a consacré deux essais (Ed. Le Temps qu’il fait et Ed. Seghers).

Le deuxième temps fort de la journée dans l’amphithéâtre Senghor a semblé symboliser ce souhait non accompli, et l’émotion a jailli autour des élèves de 1L, particulièrement émouvants quand ils ont récité des poèmes des deux hommes devant l’image de la photo de la classe de Senghor en 1937.

 Le programme complet du Printemps des poètes se poursuit jusqu’au 19 mars, est disponible à l’adresse suivante : www.leprintempsdespoetesatours.com/

AB

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