Un Enfant de Notre Temps

Le lycée a accueilli ce jeudi 30 janvier, dans l’amphithéâtre Senghor, la compagnie du « Nuage Distrait » pour une représentation de la pièce Un Enfant de Notre Temps, traduite, adaptée, et mise en scène par Jean Marie Lardeau, ancien enseignant de physique, créateur de l’option théâtre au lycée Grammont, acteur, metteur en scène, poète et photographe.

 

Un Enfant de Notre Temps est une œuvre de l’auteur allemand Odon Von Horvath, mort en 1938, dénonçant la montée du nazisme dans la société allemande de l’entre-deux-guerres. Une œuvre qui entre en résonnance avec l’actualité et qui s’inscrit dans les questions que les cours d’histoire posent au sujet de la montée des périls fascistes en Europe au XXe siècle, questions qui semblent ressurgir de manière prégnante dans nos sociétés en crise.

 

La pièce était destinée à nos étudiants de Lettres Supérieures et de Première Supérieure auxquels s’était joint un public nombreux venant du monde de la culture et du personnel (enseignants et agents) du lycée. Les acteurs, de grande qualité, ont tenu en haleine la centaine de spectateurs pendant près de 1h 45. Le travail de mise en espace et en voix du roman a été fait avec une grande finesse et beaucoup de sobriété, privilégiant l’intime, le confidentiel, et la proximité avec le spectateur, tout en s’inscrivant dans un arrière-plan historique connu et tragique qui n’est pas sans rappeler les enjeux socio-politiques et humains auxquels nous devons faire face aujourd’hui.

 

A la fin du spectacle, les étudiants ont pu discuter longuement avec les 5 acteurs, dont trois professionnels et un musicien, tous excellents, et aborder tout à la fois la question du passage du roman à la scène, celle de la lecture historique du quotidien d’un homme dans la tourmente, et les échos qui nous interrogent sur la façon dont nous pouvons éviter que l’histoire ne se répète.

 

Nous remercions vivement le Lycée Descartes d’avoir permis que la culture pénètre encore dans notre lieu d’éducation pour aborder des questions essentielles par un biais différent. Une soirée réussie et qui n’a pas laissé le public indifférent.

 

Mr Alary et Mme Corlay, professeurs de CPGE