L’UTOPIE DU LYCEE FUTUR

Lycée Descartes à Tours, c’est une classe de première option qui a travaillé, ils étaient 19 élèves.

Tout a commencé par des discussions ouvertes, des échanges sur le lycée utopique, comment chacun l’imaginait ou le rêvait. C’était le début d’un travail de groupe au cours duquel, l’écoute de chacun a été essentielle.
Très vite, quelques idées sont revenues et ont donné envie à la classe de se projeter. Le groupe a souhaité mettre l’accent sur l’aspect humain, les échanges entre élèves mais aussi entre adultes et élèves.
Au sein du groupe, une notion s’est renforcée de séance en séance, c’était l’envie de montrer la mixité du lycée utopique, un lieu de tolérance, de partage, d’échange, d’acceptation de l’autre quel que soit sa nationalité, son orientation sexuelle, son handicap…
Le rôle de l’oral était privilégié pour son aspect dynamique et spontané. Ces échanges renforçant la notion d’égalité ; les élèves ont cherché à faire ressortir l’absence de compétition, l’entraide. Ils ont tous évoqué une mise à plat de la hiérarchie prof – élève et souhaité évoquer un enrichissement mutuel.

A partir de ces idées, les élèves de première ont tous fait des croquis. Lors de chaque mise en commun des résultats, toutes les idées étaient disponibles pour tous. Aussi, un élève pouvait s’approprier les trouvailles de son voisin et susciter à son tour la curiosité d’un autre. Tout a été remis à plat à chaque fois.
Les trois kakemonos imprimés témoignent d’une seule et même idée, seule la technique change, elle est produite par un seul élève mais le processus inclut le travail de tous. Les corps se mêlent, les mains se tendent, l’entraide est visible, chacun accueille l’autre, l’encourage, le guide, personne n’est seul, une foule unie, nombreuse, suggère un hors champ, une communauté de pensée. La couleur vient elle, rappeler la diversité, la richesse de tout un chacun.

Au final et avec quelques mois de décalage, la classe de première nous montre une proximité aujourd’hui impossible, des gestes entre-temps interdits, une mixité qui s’est tarie…bref, il me semble que l’utopie du lycée du futur, AUJOURD’HUI,…ce serait déjà de pouvoir retrouver le lycée du passé…

Christine Scheele